Couches lavables : comment choisir ?

Posté le 19 avr, 2012

Avant de se lancer dans les couches lavables, quelques questions se posent pour faire les bons choix. Car les couches lavables représentent un investissement, et vous accompagneront au quotidien. A l’occasion de cette Semaine Internationale de la Couche Lavable 2012, voici un petit article sur le sujet…

 

Qui gardera l’enfant ? 

Un mode de garde extérieur sera probablement moins réceptif à la démarche « couches lavables » qu’une maman motivée. Il sera alors nécessaire de choisir un système de couches simple à utiliser (voir « les différents types de couches lavables »)

 

Comment fonctionne une couche lavable en pratique ?

Avant d’installer la couche sur le bébé :

  1. déposer un feuillet jetable sur la couche qui servira à récupérer les selles.
  2. enfiler la couche avec son feuillet
  3. ajuster grâce aux pressions ou aux scratchs. C’est fini !

Changer la couche :

  1. retirer la couche + feuillet
  2. s’il y a une selle, jeter le feuillet dans les toilettes (si la couche est souillée, retirer l’excédent avec du papier toilette ou sous l’eau).
  3. déposer la couche dans le seau fermé jusqu’à la prochaine lessive

En terme de fréquence, on changera un nouveau-né toutes les 2/3 heures et un bébé plus grand toutes les 3/4 heures maximum, sauf la nuit (prévoir une couche plus absorbante).

Lorsque la couche est souillée, on la retire, on débarasse les selles et il suffit de déposer la couche dans un seau fermé (à sec, c’est la méthode la plus sûre pour éviter la prolifération bactériologique). Contrairement à ce qu’on peut lire sur de nombreux sites web, on ne stockera pas les couches dans de l’eau additionnée d’huile essentielle d’arbre à thé, cette huile étant contre-indiquée chez les jeunes enfants de moins de 3 ans.

En attendant la prochaine lessive, le stockage à sec permet de conserver les couches souillées pendant 3/4 jours en hiver, 2 jours en été.

Pour le mode de garde, il faudra prévoir un sac imperméable, refermable et lavable (au pire, un sac congélation Ziploc ! Hermétique, pas d’odeurs, se lave très bien ou se jette au besoin !)

 

Les différents types de couches lavables

 

Vue intérieur / exterieur

Couches classiques

Les classiques : culotte imperméable + couche absorbante.

  • Avantages : fiabilité, séchage facilité, absorption modulable par ajout d’inserts (nuits)
  • Inconvénients : gros popotin
Vue intérieur / extérieur

Couche Tout-en-un TE1

 

Les Toutes-en-un (TE1 )

la partie absorbante est cousue dans la culotte imperméable.

  • Avantages : facilité de manipulation, comme une jetable (papas et nounous !)
  • Inconvénients : temps de séchage – parfois moins fiable (fuites) selon les morphologies
Vue intérieur / extérieur

Couche Tout-en-deux TE2

 

Les Toutes-en-deux (TE2) : culotte + inserts

les inserts absorbants sont détachables de la culotte imperméable. La culotte peut être réutilisée sans lavage, à condition de changer l’insert.

  • Avantages : séchage facilité, économique
  • Inconvénients : manipulations multiples pas très agréables

 

L’entretien

L’entretien se fait avec une lessive sans savon de Marseille (qui graisse les couches et diminue leur absorption) et sans parfum (sensibilité du bébé). Selon les modèles, les couches se lavent à 30 ou à 60°C. Personnellement, je conseille de vérifier que la couche peut tout de même passer à 60°C, ce n’est pas du luxe après une bonne gastro….Généralement, on peut laver les couches avec du linge de maison.

Tous les trimestres, on effectue un « décrassage » afin de nettoyer la couche des résidus de liniment / produits de change. Opération simple qui consiste à faire une lessive de couches avec du bicarbonate de soude et du vinaigre blanc.

Séchage : selon les modèles et l’air ambiant, le temps de séchage varie de façon importante. Pour se faire une idée, un bon point de repère est le temps de séchage d’un sweat épais.

Notez-bien : avant d’absorber de façon optimum, la plupart des couches nécessiteront plusieurs lavages…

 

Quelques conseils pour l’achat

Les culottes imperméables peuvent être en PUL (polyester enduit), en Minky (velours synthétique) ou encore en laine. Les couches absorbantes existent dans des matières naturelles (coton, bambou, chanvre, tencel) et dans des matières synthétiques (polaire).

Pour ma part, je conseille de privilégier les matériaux naturels, plus respirants et sains pour la peau du bébé (moins de risques de rougeurs et d’irritation). Les matériaux utilisés dans la conception de la couche doivent être exempts de substances chimiques indésirables (vérifier les certificats Oeko-Tex 100, Gots, bio, éviter les couches faites par des mamans couseuses). Ne pas oublier que le tissu sera en contact permanent avec la peau du bébé dans un contexte humide, favorisant le contact des substances chimiques indésirables présentes dans un tissu non-adapté. Là encore, soyez vigilante à ce point si vous décider de coudre vous-mêmes vos couches lavables.

Pour être à l’aise dans la rotation des couches, il faut compter un stock de 15 à 20 couches.

Les couches lavables existent en tailles S/M/L/XL ou en Taille Unique ajustable. Le choix de l’un ou de l’autre dépendra du budget et du nombre d’enfants prévus, car un stock de couches à tailles sera à renouveler au bout de quelques mois. La Taille unique suit l’enfant de 5 à 15kg environ. Quoiqu’il en soit, il faudra prendre une taille naissance pour les premiers mois.

Si vous optez pour des TE1, privilégiez les modèles avec « gousset » (le petit bourrelet de tissu élastique qui plaque bien la couche à la cuisse !). Attention aux modèles à scratchs, qui réservent parfois de mauvaises surprises aux autres pièces de linge dans la machine à laver. Le scratch a également tendance à agripper toutes les bouloches et à s’encrasser. Si vous n’êtes pas fan de la machine à coudre pour remplacer vous-même les scratchs, mieux vaut les pressions !

 

Les économies réalisées

Les couches lavables font généralement plusieurs enfants, ce qui les rend vraiment économiques. Un change complet coute entre 13 et 35€, sachant qu’il faut compter un stock de 15 à 20 couches. Au-delà de 30€, notamment pour les couches avec tailles S/M/L/XL, il est clair que l’opération n’est plus du tout économique, surtout si on prévoit de n’avoir qu’un seul enfant.

Avant de constituer son stock de couches, il est conseillé d’acheter un ou 2 modèles pour tester. Il est possible aussi de louer des couches. C’est intéressant lors des premiers mois, quand l’enfant a besoin d’une taille S qui ne durera pas et lors de laquelle on a besoin d’un peu plus de stock (surtout en cas d’allaitement, selles plus liquides, changes plus fréquents).

 

Mon stock idéal pour démarrer 

  • 4 couches classiques + 2 culottes imperméables : à utiliser la nuit pour une absorption maximale
  • 12 couches TE1 : pratiques pour la nounou ou la crèche
  • 4 couches TE2 + 4 inserts de rechange : économiques et qui permettront de gagner du temps sur le séchage, en cas de retard de lessive….
  • des feuillets jetables
  • 1 grande poubelle en plastique ikea à clapet (plus pratique et bien moins chère que les seaux à couches vendus comme tels)
  • 1 lessive liquide sans savon de Marseille, hypoallergénique et écologique
  • cristaux de soude
  • vinaigre blanc

 

Voilà, vous savez maintenant tout ce qui est indispensable pour vous lancer. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle aventure dans le monde des couches lavables…

2 Commentaires

  1. Je trouve dommage de déconseiller les couches des mamans couseuses : ce sont des mamans couseuses qui ont remis les CL au goût du jour avant que les grandes marques ne récupèrent le phénomène à leur profit.
    Pour celles qui préfèrent coudre elles-mêmes leurs couches, http://biotissus.com vous propose tous les tissus (certifiés bio, GOTS) et la mercerie pour cela.
    Stéphanie

  2. Les mamans couseuses peuvent être une bonne alternative au marché classique des couches lavables, en prenant soin de vérifier la qualité des textiles employés. Or, dans ce type de transactions non officielles, les vendeurs n’ont aucune obligation de fournir des informations et justificatifs concernant la qualité de leurs articles. Voilà simplement l’état des risques….